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Pourquoi
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Il
est également de bon ton, notamment dans les médias
français, de gloser sur le "déficit démocratique",
alors que la démocratie -nous le verrons tout au long de ce
travail d'explication- est probablement ce qui manque le moins à
l'Union européenne. En revanche, il existe sans aucun doute
"un déficit politique" très net puisqu'il
apparaît de plus en plus clairement que les citoyens européens,
lassés de cet objet technique, trop neutre que l'Europe semble
être pour eux, souhaitent, de façon fort confuse il est
vrai, une politique européenne revendiquée, assortie
d'une vraie politique étrangère et d'une réelle
politique sociale. Les
femmes notamment marquent une certaine méfiance qui se manifeste
dans les sondages bien sûr, mais aussi dans les élections
qu'elles sont plus nombreuses à bouder. Marquant ainsi une
hostilité vague à l'encontre de ces "hommes en
gris" qui les ont trop longtemps contenues dans un rôle
de "citoyennes de seconde zone". Et la suite des événements
a montré qu'elles ont bien fait d'être méfiantes
: à l'égard de la sécurité alimentaire
par exemple -voir le cas de la vache folle- et dans leur exigeance
de qualité. Les
femmes, plus que les hommes, sont sensibles à un discours néo-keynésien
sur la protection de l'environnement, la sauvegarde des droits humains
et la défense des plus démunis qui ne relève
pas de la pure utopie ou d'un passé révolu. Elles n'ont
pas du tout compris, ni intériorisé que "la construction
européenne est au contraire un moyen de se protéger
contre les excès de la mondialisation néo-libérale".
Et que la législation européenne s'est faite au contraire
"par le haut". Sans doute l'a-t-on trop mal expliqué
ou pas expliqué du tout. A nous de tenter de le faire. L'adhésion
quasi unanime voire enthousiaste des Européens et des Européennes
à l'entrée en vigueur de la monnaie unique montre qu'il
est parfaitement possible de faire la preuve que l'Europe en marche
est celle d'une Europe de la proximité et du quotidien. |
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