Journée internationale de tolérance zéro à l’égard des mutilations génitales féminines

5 questions à Isabelle GILLETTE-FAYE, directrice de la Fédération GAMS

Ce lundi 6 février, journée internationale Journée internationale de tolérance zéro à l’égard des mutilations génitales féminines, nous avons souhaité faire le point avec Isabelle GILLETTE-FAYE, directrice de la Fédération GAMS, en cinq questions :

 1) Qu’est ce que les mutilations sexuelles ?
Pratiquées sur des nourrissons de quelques jours, des fillettes en bas âge, jusqu’à l’adolescence, voire jusqu’à l’âge adulte, les mutilations sexuelles féminines peuvent prendre plusieurs formes :

- L’excision
C’est l’ablation partielle ou totale du clitoris et des petites lèvres de la vulve féminine. Elle peut aboutir à une infibulation partielle due à la coalescence des petites lèvres.

- L’infibulation :
L’excision est complétée par l’ablation des grandes lèvres dont les moignons sont ensuite suturés bord à bord. L’ouverture de la vulve se réduit ainsi à un minuscule orifice pour l’écoulement des urines et des règles.

 La vulve laisse place à une cicatrice très dure qui devra être incisée au moment du mariage ou de l’accouchement.

 La « réparation » des mutilations sexuelles féminines est aujourd’hui possible.

2) Quelle est la situation des mutilations sexuelles en France aujourd’hui ?

En France, selon l'INED, de 42 000 à 61 000 femmes adultes vivant sur le sol français ont subi une mutilation sexuelle féminine. 11 % de leurs filles sont dès à présent mutilées et 30 %, encore à risque. Il est donc nécessaire de poursuivre la prévention à tous les âges de la vie et de demeurer vigilant•e•s.

Par ailleurs, pour les femmes, plus rarement les couples, qui malgré le recul des pratiques dans les pays d'origine craignent l'excision pour leur•s fille•s, ils n'hésitent pas à prendre la route de l'exil et font des demandes à l'OFPRA (Office français pour les réfugiés et les apatrides) afin d'obtenir une protection internationale.

 

3) Que répondre à l’argument qui dit qu’il s’agit d’une pratique culturelle

Quand les hommes sont opprimés, c'est une tragédie. Quand les femmes sont opprimées, c'est une tradition. - Letty Cottin Pogrebin

4) Quelles sont les conséquences pour les femmes qui en sont victimes ?

Les conséquences sont :

- Les risques de mort immédiate par hémorragie, par choc lié à la douleur. Sachant que selon l'Organisation Mondiale de la Santé (OMS) entre 10 à 15 % des victimes succombent juste après leur excision.

- Des infections urogénitales pouvant entraîner la mort
- Des rapports sexuels, parfois douloureux et des sensations pouvant être altérées
- Des accouchements difficiles
- Des psychotraumatismes, entraînant angoisse, dépression

5) Qui contacter ?
Fédération nationale GAMS (Groupe pour l'Abolition des Mutilations Sexuelles Féminines, des Mariages Forcés et autres pratiques traditionnelles à la santé des femmes et des enfants)

Siège Social : 51 avenue Gambetta, 75020 PARIS

Tel 01 43 48 10 87 - Fax 01 43 48 00 73 - Courriel : ​contact@federationgams.org

Dans les régions :

- Normandie 06 30 36 42 42 ;

- Ile-de-France 06 70 83 31 73 ;

- Grand-Est 06 32 22 79 99 ;

- PACA 06 73 43 96 33 ;

- Auvergne-Rhône-Alpes 06 59 51 05 05. ;

- GAMS Hauts-de-France 06 87 71 67 64. ;

- GAMS Bourgogne-Franche Comté/SAFE 06 15 93 28 73

- GAMS Occitanie /Ta Vie en Main 06 79 78 22 44

Site http://www.federationgams.org

Page Facebook https://www.facebook.com/Federation.GAMS/


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